Difficile de faire un compte-rendu sans vouloir vous faire tout partager, du moindre petit détail sans importance aux événements marquants.
Tant pis, je vais mettre mon propre résumé, vous le trouverez certainement très long, trop long...mais qu'importe, si cela peut au moins plonger les absents dans l'ambiance de la journée :)
Angers.
Levée à 5h20 vendredi 26 juin 2009. J'apprends aussitôt à la radio la disparition de Michael Jackson, je me dis que la journée ne va pas être aussi belle que je l'imaginais...
A 6h Sébastien sonne à ma porte et nous partons à pieds jusqu'à la gare, où notre train de 6h39 nous attends. Le voyage passe relativement vite, le stress commence à monter. Nous descendons à la gare Montparnasse et prenons le premier métro. Par soucis d'organisation et de temps, nous avions acheté nos tickets de transport il y a 3 semaines à Angers.
Je ne sais pas quelle était l'heure précise où nous sommes arrivés sur le Boulevard des Capucines, entre 8h30 et 9h, mais déjà une file d'attente énorme. 100 à 150 personnes devant nous. Certains sont là depuis le midi la veille et ont dormi aux porte de l'Olympia. Nous prenons quelques clichés des lettres rouges arborant le nom d'INDOCHINE sur la façade du bâtiment. Le temps est orageux et lourd, et bientôt il se met à pleuvoir. Commence alors une longue attente, les fans arrivent par dizaine, en moins d'une heure la file a déjà doublé de volume. Amandine nous rejoint, Sébastien et moi, peu avant 10h. La pluie cesse peu à peu. A 11h nous sommes amenés à rentrer dans le hall de l'Olympia par petit groupe de 10 personnes, avec le précieux mail de confirmation imprimé soigneusement chez nous et notre pièce d'identité. Je retire une enveloppe au guichet, à l'intérieur : les 2 places à mon nom. Puis nous sommes dirigés vers le staff qui nous attache autour du poignet ce fameux bracelet indispensable à l'entrée en salle. Bracelet orange, sympathique. « N'essayez pas de l'enlever, vous ne pourrez pas ». Effectivement...à l'heure où j'écris ces lignes je n'ai toujours pas réussi à l'enlever :D.
Pas très envie de le couper...
Retour ensuite à nos places initiales sur le trottoir. A midi la queue pour l'Olympia atteint des records. Les passants s'arrêtent, nous regardent, nous prennent en photo, nous posent des questions. Les touristes dans leur car nous font joyeusement coucou par les fenêtres en nous filmant de leur caméscope, nous leur répondu tous en ch½ur par des cris et bras en l'air. L'ambiance est très bonne, et quel plaisir de se sentir enfin dans son élément ! Je revois des gens perdus de vue depuis 2 ans, je rencontre de nouvelles personnes, je reconnais quelques têtes par ci par là... Toutes les générations sont au rendez-vous. Du petit de 6 ans au retraité de 60 ans.
Amandine et moi allons nous promener puis déjeuner au Mc Do tout proche. Les toilettes sont accessibles en permanence, pas besoin de code. Ayant des problèmes avec mes chaussures, je m'étais au préalablement achetée des pansements en pharmacie pour éviter de transformer mes chevilles en charcuterie.
Le soleil est de retour, nous pouvons profiter un peu de la journée pour visiter le quartier de l'Opéra et de la Madeleine. Ne pouvant rester insensible, je donne une petite pièce à un couple de jeunes sans-abris, installés à même le sol avec leur deux chiens et leur 6 ou 7 chiots encore aveugles. Ils me remercient chaleureusement.
Plus tard je reçois un coup de fil de notre hôte Mike pour la nuit prochaine, après le concert. Je ne le connais pas, nous avons juste échangé quelques emails. Il est arrivé et nous allons faire sa connaissance à l'autre bout de la file.
La journée passe plus ou moins vite, les fans se sont assis sur le sol et se protègent du soleil avec ces mêmes parapluies qui, le matin, nous abritaient de la pluie. La file d'attente s'allonge de minute en minute, elle fait 300 à 400 mètres de long vers 16h sur le boulevard. Les gens sortants de leur travail ou faisant les soldes sont ébahis, à croire que jamais l'Olympia n'avait encore connu pareille foule. Après un dernier passage au Mc Do et au Monop', nous reprenons définitivement nos places alors que les barrières sont installées autour de nous. L'ouverture de la salle est censée être à 18h30. Ce n'est en fait qu'à 18h50 que les premiers fans parviennent à pénétrer la salle mythique. Un peu de bousculade, comme toujours, mais les vigiles sont particulièrement (vigilants ?) et organisés. Nous passons par petit groupe, sans précipitation. Les fouilles se déroulent bien. Hormis que je doive me séparer de l'une de mes bouteilles d'eau (l'autre étant cachée au fin fond de mon sac).
Sébastien, Amandine et moi-même nous dirigeons vers l'étage (le balcon) où nous trouvons d'assez confortables places au 4e rang (les premiers étant réservés).
La salle est plus petite qu'elle n'y paraissait sur les photos de Google. Comment 2000 personnes peuvent-elles rentrer dans si peu d'espace ? Dans un an jour pour jour, heure pour heure, ce sera un tout autre lieu qui sera plein à craquer...(cf : SDF).
Bientôt les gradins et la fosse sont envahis. Nous attendons patiemment que la salle se remplisse et discutons un peu avec Joakim (garde du corps personnel de Nicola). Il me regarde :
« - Tu sembles toute pensive... !
- Oui... c'est le x-ième concert d'Indo pour moi et je ne réalise toujours pas que je suis là.. ça fait 1 an et demi que j'attends »
- Comment ?? le biiiip-ième concert ?? hé bah... ! » (Souhaitant préserver la santé cardiaque de certaines personnes susceptibles de lire ce CR, je remplace le chiffre par « x » ou « bip »...)
Vers 20h, la première partie de concert. Asyl. J'avais déjà vu ce groupe à deux reprises sur la précédente tournée...C'est d'ailleurs grâce à ces concerts que j'avais pu découvrir une chanson énorme comme Intérieur Extérieur et dont je connais désormais les paroles par c½ur. Voulant préserver ma voix et mon énergie, je reste assise et contemple paisiblement Matthieu et ses musiciens.
Première partie effectuée. Entracte de 20 minutes. Avec Sébastien nous profitons du peu de monde au stand merchandising pour faire quelques achats souvenir. Tonton Zézé (Monsieur Francis Zégut -animateur radio sur RTL2 et proche de Nicola-) arrive dans la salle sous les acclamations des fans. Sébastien part faire une photo à ses côtés. L'ex femme de Nicola Sirkis arrive avec sa petite Téa et s'installe aux sièges réservés non loin de nous. Plus tard, un autre grand fan du groupe s'assoit tranquillement dans les gradins parmi le public : Cauet.
« Cau-et !! clap-clap-clap !! Cau-et !! clap-clap-clap !! ». A peine installé, la salle a déjà ses centaines de paires de yeux rivés sur lui. C'est, à ma connaissance, le deuxième concert d'Indochine auquel il assiste. Il était là également comme moi au Bercy du 19 mai 2007.
21h. La salle est chauffée comme jamais, le sol tremble sous nos pieds. Les lumières s'éteignent et nous plonge dans un océan de joie (et d'hurlement..).
Je commence alors à filmer. L'intro reprend l'ouverture de LRDM, puis s'ensuit Electrastar, au grand étonnement de tous. Amandine est surexcitée, c'est son tout premier concert !
Je trouve le groupe et Nicola particulièrement concentrés. Celui-ci avouera plus tard qu'il était terrifié par ce concert.
Show exceptionnel, cette date à l'Olympia n'a rien à voir avec la grosse tournée qui commence en octobre. Pas de décor, pas d'écran géant, pas de costume de scène. Un concert à l'état brut, nature, simple. Un Olympia totalement différent des futurs autres concerts, et totalement différent aussi de la date du SDF. Une set-list et une programmation que l'on ne retrouvera pas ailleurs.
Union war, Marilyn, Little Dolls, Un ange à ma table (avec la présence de Suzanne -de Pravda-), le Manoir, Playboy, Le lac, Republika, Alice et June, 3 nuits par semaine, etc.
La set-list reprend beaucoup de titres de Paradize mais évidemment et surtout, du dernier album.
Bye Bye Valentine et ses paroles bouleversantes me replonge dans mes pensées quelques instants.
La lettre de métal, comme je m'y attendais dès la découverte de ce morceau sur l'opus, entraîne une vague d'émotions dans la salle. Cette chanson prend toute sa dimension sur scène, magnifique, triste, sublime, touchante. A en faire vibrer tous les organes de notre corps.
La reprise de You spin me round amène à un medley mélangeant Canary Bay, Les Tzars, Des fleurs pour Salinger puis Adora. Kao Bang fut la grosse surprise de la soirée, titre joué que trop rarement depuis qu'il existe (1983). Miss Paramount et sa fraîcheur enfantine (« ouuuuhh !!! »), Je t'aime Tant, Junior Song, L'aventurier (et sa nouvelle intro, encore plus puissante), Le dernier jour (se concluant par la montée de quelques fans sur scène, grrhh) puis un petit Tom et Jerry au clavier solo pour Nicola (« je joue comme un naze »)...
Bref... 2h35 de pur bonheur. Le groupe s'est donné à 200%, le public toujours aussi réceptif, une belle communion en somme, comme à chaque concert.
Adieux et fin du show à 23h35. Sortie de la salle puis retrouvailles avec notre hôte Mike et 3 autres fans qu'il héberge également.
Trajet métro jusqu'à Gobelins, puis arrêt Mc Do. Les étoiles plein les yeux.
Nous rentrons ensuite à l'appartement de Mike et de sa colocataire, où nous finissons notre soirée devant le dvd du Wax Tour. Vers 2h les lumières sont coupées et Amandine, Sébastien et moi dormons sur un matelas au sol.
Samedi 27 juin, 5h35.
Réveil naturel commun, un brin de toilette, un peu de rangement, un mot laissé à l'attention
de nos hébergeurs puis départ en bus jusqu'à Montparnasse.
Retour à Angers : 9h13.

